Samedi 5 septembre 2009

Une prépa,6 ans d’études et un doctorat pour pratiquer l’art vétérinaire…et oui le code de deontologie (art r 242-33 du décret 2003-967 ) nous parle d’art vétérinaire, votre vétérinaire est un être à part, c’est un ou une artiste, il ou elle pratique un art….


Bacchus, jeune chien de 2 ans à poils longs, très longs vient d’être confronté, à ses dépens, à cet art. Bacchus a mordu.

Première consultation chez une comportementaliste qui émet l’hypothèse d’un problème de hiérarchie, solution tout faite et récurrente comme d’habitude..…

Deuxième consultation chez « l’homme de l’art » qui est dans ce cas là un vétérinaire masculin je précise…., le diagnostic  tombe «  votre chien, Madame, est dominé par ses hormones », yes !!! la domination des hormones, pathologie fort connue, cela va de soit !!!, diagnostic rapide, solution d’autant plus rapide la castration…plus de c…..plus d’hormones…plus de morsures et le tout est joué, l’art est consommé, l’artiste quitte la piste sous les applaudissements des spectateurs…. Le grand docteur blanc a joué sa partition d’une main de maître.


Quelques mois passent et Bacchus, une nouvelle fois se sert de ses dents… que va-t-on lui couper maintenant ?

Un nouvel artiste se penche sur le cas : plus rien à couper, mais l’art vétérinaire est là !! et…. l’élimination est avancée..bravo l’artiste…. les propriétaires sont anéantis, refusent cette décision qui leur semble contestable…bien leur en a pris car il restait quelque chose à couper…quoi me direz-vous et bien tout simplement la mèche que Bacchus avait devant les yeux…

Bacchus est un chien à poils longs, très longs comme je l’ai écris précédemment, une mèche importante bien qu’effilée ne lui permettait pas de pouvoir voir normalement, son champ visuel étant tronqué, les mouvements qu’il pouvait, éventuellement, percevoir étant mal interprétés généraient chez lui une réponse d’agressivité.


Un test très simple pouvait être réalisé pour vérifier la vision du chien, pas d’appareil sophistiqué, pas de spécialisation nécessaire, juste un bout de coton….(clin d’oeil à toobib).

Bacchus n’a plus mordu, ..… il n’a plus de c…malheureusement car sa génétique aurait été intéressante à garder….mais il est en vie avec une magnifique coupe de « cheveux » digne des plus grands coiffeurs !!!! car n’est pas artiste qui le veut !!!

Comme disait La Fontaine dans le « renard et la cigogne » : » trompeurs, c’est pour vous  que j ’écris, attendez-vous à la pareille »……….

Par francoise
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Samedi 16 mai 2009

 

Gandhi disait : « D'abord ils vous ignorent, puis ils vous raillent, ensuite ils vous combattent et enfin vous gagnez »,

En préambule cette parole de Gandhi pour rappeler simplement les différents articles que j'ai déjà publié à ce sujet sur ce blog, je n'ai pas la prétention d'avoir été visionnaire, néanmoins que cela soit la formation machin-chose ou machin-truc, bon nombre de ceux qui s'y sont rendus n'en avaient pas besoin au vu du dernier décret....

Démagogie sécuritaire, mensonge politique 98% des morsures sont le fait de chiens non catégorisés, la promesse de contrôle du danger est impossible et irréalisable, quelque soit la race ou la non-race, à moins que la loi, dans sa sage réflexion ( !!) nous oblige à ôter, bientôt, les dents des chiens, le risque de morsure existera toujours car un chien est un chien.

La catégorisation est un manque de réflexion évidente, la formation obligatoire des propriétaires aurait pu être judicieuse, malheureusement le  Ministere a du jouer à la patate chaude, hop je la lance d'un coté, hop je la lance de l'autre, des mois et des mois à jouer à ce jeux là, pour à la fin la jeter dans la vase de cette nébuleuse qu'est le milieu canin, car au vu de la liste professionnelle qui présente les personnes habilitées à former ces propriétaires de chiens, n'importe quel abruti fini de la filiere canine devient du jour au lendemain formateur, bravo j'applaudis des deux mains...un seul petit bout de papier, une déclaration officielle, et hop les portes de la formation sont ouvertes... le tiroir caisse aussi....

Certains soi-disant « éducateurs » ont déjà creusé le filon avec immoralité et présentent leur « formation » à des chiffres éhontés (450, 500 euros pour 7 heures de formation !!!), leurs connaissances s'arrêtant pourtant  à la définition de l'ignorance, la réflexion syndicale du départ parlait de 150 euros.....mais que dire quand une certaine intervenante du cesccam aurait touché 1500 euros ht pour une unique intervention.....l'argent parait-il n'a pas d'odeur...moi je dis si......l'odeur du marigot.

Je ne parle pas de la possibilité donnée aux maitres de chien d'obtenir leur attestation d'aptitude en faisant 10 heures dans un club canin affilié Société Centrale Canine, quand nous savons que la pédagogie de ces lieux s'arrête la plupart du temps à « tourner en rond » en « faisant » assis debout couché, le collier à pointes obligatoire, la notion de dominé-dominant en fer de lance, voyant les chiens comme des fauves dangereux à dompter......

Le chien dans tout cela....je crains que tout le monde s'en foute....mal compris, mal connu, bouc émissaire tout désigné, une nouvelle fois l'animal va payer un lourd tribu à l'imbécilité humaine, au pouvoir de l'argent, au manque de réflexion, au manque de recul, au manque de connaissances et de savoir..tout cela me donne envie de vomir.....

 

Françoise

Par francoise
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Dimanche 15 février 2009

Quand on voit c'qu'on voit et qu'on sait c'qu'on sait, on a bien raison d'penser c'qu'on pense et puis d'ne rien dire ! »

Ma seule différence avec la Madeleine Proust est qu'au lieu de ne rien dire....je parle, je parle fort .....que cela déplaise à certains d'entres vous qui me lisez, tant pis, que les invectives qui pourrissent mon ordinateur continuent, que les rumeurs les plus perverses, les plus vulgaires, les plus  pernicieuses véhiculées par des forums de couleur dénués d'éthique et de respect circulent, que les vindictes écrites par ces soi-disant spécialistes de l'éducation canine leur permettent de lâcher cette agressivité qui dissimule simplement la peur de se remettre en question, leur savoir ne reposant que sur les postulats ancestraux sur lesquels ils ont bâtis leurs certitudes....

Peu m'importe je continuerais à parler fort....à parler fort pour dénoncer.....dénoncer.....dénoncer la violence que nos compagnons subissent quotidiennement...dénoncer la honte des pratiques existantes encore dans certains clubs canins pourtant validés par la SCC.....dénoncer et montrer du doigt ces professionnels de l'éducation canine qui jouent les « rambos » sur les terrains dit d'éducation, s'exprimant sur les forums internet en expliquant à des néophytes que le collier à pointes est une méthode traditionnelle non violente.....dénoncer les idées passéistes qui consistent à nous parler toujours et encore de dominants-dominés....des chiots secoués par la peau du cou pour les corriger...ou le museau mis dans le pipi et les excréments pour apprendre la propreté....


Ce jeune labrador de 18 mois ne verras pas éclore les nouveaux crocus de son jardin, il n'humera plus l'odeur de la nature qui se réveille après l'hiver et qui faisait frémir ses moustaches, il n'aura pas fêté Noel cette année, son cadeau a été la piqure de la mort....il a rejoint le paradis des chien parce qu'il grognait et montrait ses jolies dents.

Ces maîtres responsables de la décision qu'ils ont prise ne lui ont pas donné le temps nécessaire pour se modifier car en mon « âme et conscience » il pouvait changer, il avait mis 16 mois à être ce qu'il était devenu..... il n'est devenu que ce que les êtres humains avaient fait de lui..... il lui fallait un peu plus de temps qu'une semaine.....pour reprendre confiance...pour accepter de vivre avec les autres différemment.

Il n'a pas eu le temps....son seul tort a été de se rebeller devant l'inacceptable, son seul tort a été de refuser de subir la loi de « l'éducateur canin », la loi du plus fort mais est ce que le terme éducateur peut être employé, je vous laisse seuls juges.

Ce professionnel connu n'a comme « méthode » que cette croyance ancestrale où l'être humain est le dominant, l'animal le dominé celui qui doit se plier devant  l'être suprême.....

Aurais-tu pauvre chien la moindre velléité de refus que tu es pendu....oui vous avez bien lu : PENDU....pratique connue dans certains clubs canins comme technique de rééducation appelée indifféremment « la corvée de bois, ou faire du manège », pratique commune chez certains professionnels à domicile : la pendaison.

Pas besoin de matériel sophistiqué, un collier étrangleur (le terme est choisi...), une laisse et un petit peu de force et le tour est joué : le chien est décollé du sol sur les deux pattes arrières, puis quelque fois soulevé complètement, le collier étrangleur faisant son office, le chien est remis sur ses pattes lorsque la respiration lui manque un peu trop.....certains vont subir cette pendaison quotidienne jusqu'à ce que soi-disant ils plient définitivement...

Que l'on ne vienne pas me dire que cela n'existe pas...que je délire...que j'invente...je l'entends régulièrement dans mes consultations de comportementaliste....le sujet semble tabou....personne n'ose en parler et pourtant....et pourtant c'est quotidien....

Pauvres éducateurs canin dont la misère intellectuelle s'exprime à travers la violence, dont l'incapacité de se remettre en cause ne cache que la peur d'une vision inconnue celle d'une autre relation avec l'animal.

Pauvres éducateurs canin dont, pour certains, le seul schéma de travail est la relation dominant-dominé.....vous criez haut et fort que vous êtes des spécialistes de l'éducation, des spécialistes du comportement canin, que vous aimez les chiens...je ne veux pas entendre que vous aimez les chiens, ils ne me semblent servir qu'à assouvir vos instinct de bourreau, ils ne sont que le paratonnerre de votre incompétence.


Propriétaires de chiens, ne laissez pas vos compagnons devenir des victimes, ne cautionnez pas la violence, refusez le collier à pointes, refusez le collier étrangleur que l'on vous impose dans certain club canin.

La violence ne fera jamais de vous un leader, vous ne serez jamais respecté par votre compagnon, vous serez simplement craint mais ne doutez jamais qu'un jour ou l'autre, à un moment ou à un autre, ce chien qui est le compagnon de votre vie grognera et vous montera les dents parce que vous ou le soi-disant éducateur canin vous lui aurez montré que l'être humain est un prédateur irrespectueux et non pas un être de confiance porteur de savoir et de charisme.

Faites confiance à des éducatrices ou éducateurs canin qui vous parlent de relation d'autorité et non pas de domination, qui vous parlent d'amour et non pas de violence, qui vous parlent de respect de l'autre et non pas de dominé.

Il existe d'excellents professionnels, vous en avez besoin... cherchez les...

La violence n'est pas un moyen d'éducation, c'est seulement la porte grande ouverte à une mort future.


Le jeune labrador est mort parce qu'il osé dire à ses maîtres qu'ils n'étaient pas à la hauteur, a osé dire qu'il n'était pas d'accord, a osé dire...osé dire...osé dire.....il s'est tu à jamais.

Pour lui et pour les autres, je pense au Pasteur Martin-Luther King qui dans un sermon à Atlanta a dit :   

 « Nous cessons de vivre le jour où nous passons sous silence les choses qui comptent pour les autres »

 

Je continuerai à parler fort....

Françoise



 

 

 

 

 

 

 

 

 


Par francoise
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Lundi 17 novembre 2008

Le mail de Chantal m'a émue..son écriture aussi...au delà des responsabilités des uns et des autres, au delà des culpabilités...un chien "cabossé de la tête" a été tué, deux etres humains souffriront pour toujours dans leur chair et dans leur têtes...J'ai de la tristesse devant la souffrance de ces trois être vivants....Pour ne pas oublier, jamais que l'accident n'est pas que chez les autres, voici le poème de Chantal a son chien:

"Tu sentais le foin et l'herbe coupée

Et dans tes yeux jaunes fixés sur moi

Je pouvais lire un amour insensé

A la vie, à la mort

Tu m'avais choisie et j'étais tout pour toi

Durant cinq années

Je tentai de t'amadouer

De t'adoucir, de te calmer

Tu acceptas les contraintes

Par amour pour moi

Tu appris la famille la confiance la tendresse

Mais au fond de toi

Restait une part d'ombre

Et la peur ne te quitta jamais

Qui a pu te faire tant de mal,

Mon chien,

Pour que l'angoisse te hante ainsi ?

Quand la fillette courut vers toi

Quand elle jeta ses bras autour de toi

Et se pencha pour t'embrasser

Tu ne sus pas reconnaître l'amitié

L'enfance l'innocence

Tu imaginas un terrible danger

Un risque insupportable de souffrance

Tu te jetas sur elle

Comme un loup

Peut-être voulais-tu la tuer

Et avec elle toutes ces vieilles souffrances

Qui te faisaient sursauter à chaque bruit inattendu

La fillette gardera le souvenir de tes crocs

Sur son visage

Et toi pauvre chien fou

Tu es mort ce matin

Je te vois

Recroquevillé sur le sol chez le vétérinaire

On dirait un petit chien

Si tu continues à diminuer

Je verrai apparaître le chiot

Que je n'ai pas eu la chance

De connaître et de protéger

Nous nous sommes rencontrés trop tard

Mon amour de chien

Et tous nos efforts n'ont pu te guérir.

Je garderai de toi l'image de ce grand chien

Volant au dessus des herbes hautes en été

Galopant à perdre haleine

Et soudain revenant vers moi

Roulant sur le dos les pattes en l'air et les babines tombantes

L'oeil luisant

Attendant les caresses sur le ventre

Et les grandes tapes sur les flancs

Langage secret de notre amitié

Attends moi chien fidèle

Le jour de ma mort

Je t'en fais serment

Je viendrais te chercher au paradis des chiens

Pour entamer notre plus belle ballade

Celle qui n'aura jamais de fin."

Chantal

Par francoise - Publié dans : témoignages
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Vendredi 14 novembre 2008

Parce que tout cela est très confus, que les lois sont votées, que tous les décrets et les arrétés ne sont pas tous parus, voici en résumé ce qui peut se passer aujourd'hui pour vos chiens. Je ne communique pas mon ressenti, ni mon avis, il s'agit simplement d'une synthèse la plus neutre possible, sans humour...du texte tout simplement

L'évaluation comportementale prévue à l'article L.211-14-1 est réalisée dans le cadre d'une consultation vétérinaire. Elle a pour objet d'apprécier le danger potentiel que peut représenter un chien.

L'évaluation comportementale est effectuée, sur des chiens préalablement identifiés conformément aux dispositions de l'article L.212-10, par un vétérinaire inscrit sur une liste départementale établie par le représentant de l'Etat dans le département.

Les modalités d'inscription des vétérinaires sur cette liste ont été fixées par arrêté conjoint du ministre de l'intérieur et du ministre chargé de l'agriculture. (art.D.211-3-1)

Le vétérinaire en charge de l'évaluation comportementale classe le chien à l'un des quatre niveaux de risque de dangerosité suivants (art.D.211-3-2 N° 2008-1158 du 10 novembre 2008):

Niveau 1 : Le chien ne présente pas de risque particulier de dangerosité en dehors de
ceux inhérents à l'espèce canine.
Niveau 2 : Le chien présente un risque de dangerosité faible pour certaines personnes
ou dans certaines situations.
Niveau 3 : Le chien présente un risque de dangerosité critique pour certaines
personnes ou dans certaines situations.
Niveau 4 : Le chien présente un risque de dangerosité élevé pour certaines personnes
ou dans certaines situations.

Selon le niveau de classement du chien, le vétérinaire peut propose rdes mesures préventives visant à diminuer la dangerosité du chien évalué et peut émettre des recommandations afin de limiter les contacts avec certaines personnes et les situations pouvant générer des risques.

Il peut conseiller de procéder à une nouvelle évaluation comportementale et indiquer le délai qui doit s'écouler entre les deux évaluations (1, 2, 3 ans).

En cas de classement du chien au niveau de risque 4, le vétérinaire informe son détenteur ou son propriétaire qu'il lui est conseillé de placer l'animal dans un lieu de détention adapté ou de faire procéder à son euthanasie. Un lieu de détention adapté est un lieu dans lequel, sous la responsabilité du propriétaire ou du détenteur, l'animal ne peut pas causer d'accident.

A l'issue de la visite, le vétérinaire en charge de l'évaluation communique les conclusions de l'évaluation comportementale au maire de la commune de résidence du propriétaire ou du détenteur du chien et, le cas échéant, au maire qui a demandé l'évaluation comportementale en application de l'article L. 211-11 ainsi qu'au fichier national canin. Les modalités de transmission au fichier national canin des informations relatives à l'évaluation comportementale canine et la teneur de ces informations sont fixées par arrêté du ministre de l'agriculture et de la pêche.

Le propriétaire ou le détenteur d'un chien mentionné à l'article L.211-12 est tenu de renouveler l'évaluation comportementale prévue à l'article L. 211-14-1 dans les conditions définies ci-après (art.D.211-3-3) :

1° Si l'évaluation comportementale conclut que le chien est classé au niveau de risque,2, elle doit être renouvelée dans un délai maximum de trois ans;

2° Si l'évaluation comportementale conclut que le chien est classé au niveau de risque 3, elle doit être renouvelée dans un délai maximum de deux ans;

3° Si l'évaluation comportementale conclut que le chien est classé au niveau de risque 4, elle doit être renouvelée dans un délai maximum de un an;

Pour qui ?

D'une part pour  les chiens de 1 et 2eme catégorie, d'autre part pour les chiens mordeurs quelques soit la race ou la non race du chien, et également suivant le bon vouloir du maire concernant ses administrés possesseurs de chiens, et ce généralement sur délation.

Concernant les chiens de 1er et de 2eme catégorie: il leur faut un permis de détention qui comprend:
* une attestation de d'identification (tatouage ou puce)
*certificat de vaccination antirabique (en cours de validité)
*attestation d'assurance (garantissant la responsabilité civile)
*attestation d'aptitude délivrée à l'issue d'une formation portant sur le comportement et l'éducation. (les décrets d'application,à ce jour, ne sont pas sortis, donc cela est inapplicable actuellement)
*une évaluation comportementale (réalisée par un vétérinaire inscrit sur les liste départementales), le résultat est communiqué au propriétaire pour remise au maire. Pour les chiens âgés de plus de 8 mois et moins de 12 mois, pour la catégorie 1 : dans un délai de 6 mois avant le 21/12/2008, pour la catégorie 2 : dans un délai de 18 mois, avant le 21/12/2009.

Ce permis de détention est délivré par le maire, il peut être refusé par ce dernier en fonction du résultat de l'évaluation comportementale.

Concernant les chiens mordeurs :

Tout fait de morsure d'une personne par un chien est déclaré par son propriétaire ou son détenteur ou par tout professionnel en ayant connaissance dans l'exercice de ses fonctions à la mairie de la commune de résidence du propriétaire ou du détenteur de l'animal.

Le propriétaire ou le détenteur du chien est en outre tenu de le soumettre, pendant la période de surveillance sanitaire définie en application du premier alinéa de l'article L. 223-10,(c-a-d 15 jours) à l'évaluation comportementale mentionnée à l'article L. 211-14-1, qui est communiquée au maire.

A la suite de cette évaluation, le maire ou, à défaut, le préfet peut imposer au propriétaire ou au détenteur du chien de suivre la formation et d'obtenir l'attestation d'aptitude  mentionnée à l'article L. 211-13-1,(les decrets d'application, à ce jour, ne sont pas sortis, donc cela est inapplicable actuellement)

Faute pour l'intéressé de s'être soumis à ces obligations, le maire ou, à défaut, le préfet peut ordonner par arrêté que l'animal soit placé dans un lieu de dépôt adapté à la garde de celui-ci.

Il peut, en cas de danger grave et immédiat et après avis d'un vétérinaire désigné par la direction des services vétérinaires, faire procéder à son euthanasie.

Sur délation: Quelqu'un va porter plainte auprès du maire, sans que le chien ait mordu, sans que le chien soit catégorisé, le maire va demander l'évaluation comportementale.

Par qui :

Seul un vétérinaire inscrit sur les listes départementales est habilité à faire une évaluation comportementale, aucun éducateur canin, aucun club canin, aucun soi-disant « sapiteur »ne sont habilités à faire cette expertise.


Françoise Martin


 











Par francoise
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Mercredi 12 novembre 2008

Il y a quelques jours quelqu'un me posait une question suite à mes écrits : « mais enfin pourquoi tu ne t'adaptes pas ??? » cette question va en faire sourire beaucoup, enfin ceux et celles qui me connaissent, et je vais répondre avec une citation d'Albert Einstein parce que : "Pour être un membre irréprochable dans une communauté de moutons, il faut, avant toute chose, être soi-même un mouton" ......à méditer


Deux courriers émanant du Ministere de l'Agriculture et consultables en ligne sur le site d'un syndicat et ce récemment (...) amènent de l'eau à mon moulin.
Un premier courrier en date du 31 juillet confirme mes précédents écrits soit je cite sans modification ni correction de ma part « La proposition que vous soutenez et que vous avez présnetée le 20 mai dernier à ma conseillère technique de limiter aux éducateurs canins professionnels titulaires d'un certificat de capacité la délivrance de la formation et de son attestation d'aptitude sera anamysée avec les services du Ministère de l'intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales dans le cadre de l'éboration du décret d'application de l'article concerné de la loi qui devra permettre la mise en place rapide d'un systéme pragmatique et efficace. »
Un deuxième courrier en date du 28 octobre précise, je cite sans modification ni correction de ma part : « L'arrêté d'application qui précisera les qualifications et l'expérience professionnelle requises pour les personnes dispensant la formation et délivrant l'attestation d'aptitude, va de ce fait permettre d'habiliter les détenteurs de diplôme ou de certificats du secteur de l'éducation canine, sans exclusive aux éducateurs canins professionnels. La formation de trois journée que vous avez mise en place en liaison avec des établissements d'enseignement agricole et vétrinaire sera reconnue comme certifiante pour les personnes qui n'auraient pas les titres requis mais faisant état d'une année d'éxpérience professionnelle à temps plein."

Ce qui en l'état nous précise certaines choses :


• Qu'entre le 31 juillet
où le courrier précise que seuls les éducateurs canins professionnels étaient concernés et le 28 octobre où l'évolution a été faite à tout le secteur de d'éducation canine sans exclusive aux professionnels, il s'est passé trois mois...et que c'est-il passé pendant ses trois mois.....ce que l'on peut dire dans un premier temps, c'est que le législateur s'est visiblement aperçu qu'il y aurait après une « première évaluation » 300 000 propriétaires de chiens catégorisés à faire passer....et il faudra en plus rajouter la formation pour les propriétaires de chiens mordeurs, plus la délation auprès des maires......... je m'abstiens de commenter car il aurait trop à dire, si ce n'est que le ridicule ne tue pas......lui. En deuxième temps que toutes les suppositions sont possibles au vu de la manne d'argent que cela risque de générer.

• Que le cesccam sera formation certifiante pour les personnes qui n'auraient pas les titres requis mais faisant l'état d'une année d'expérience professionnelle à temps plein : ce qui laisse donc supposer que toutes les personnes qui ne peuvent pas justifier d'une année de professionnalisme à plein temps n'ont aucunement besoin d'aller passer le cesccam actuellement...et que toutes les personnes qui auraient les titres requis (dont on ne connaît d'ailleurs pas encore la liste), n'auraient non plus aucunement besoin de passer le cesccam.......à moins bien sûr que cela soit dans le but tout à fait personnel d'acquérir des connaissances supplémentaires au même titre qu'un autre stage, ce qui est tout à l'honneur des personnes inscrires.

• Que dans ces courriers, la fonction de sapiteur auprès des vétérinaires dans le cadre de l'évaluation comportementale, n'est pas abordée, ni évoquée, ni soulignée.....

Quelques précisions supplémentaires :

• Que pour exercer l'activité d'éducateur canin professionnel, il est nécessaire de passer le « cetac » auprès d'un organisme formateur, afin qu'avec ce document et un n° de siret le certificat de capacité soit délivré par les Directions des Services Veterinaires concernées.

• Que le cesccam ne remplace pas le « cetac » et donc n'a aucune validité pour la demande de certificat de capacité, certificat obligatoire dans le cas de profession ayant contact avec les animaux.

• Qu'afin de ne pas donner prise à des rumeurs, je précise que je n'ai jamais déposé de dossier dans le cadre d'une demande en tant que formatrice au cesccam, et que de ce fait mes écrits ne sont pas générés par un quelconque refus de la part des organisateurs de cette formation.

Et qu'enfin, la formulation de la présentation de la "publicité" faite autour de cette formation puisse être discutable, puisque que certaines Directions des Services Vétérinaires se sont senties dans la nécessité de faire un courrier de précision concernant la finalité de cette formation, auprès de leurs vétérinaires dépendant de leur secteur.

Françoise Martin






Par francoise
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Vendredi 31 octobre 2008
Mon précédent coup de pied dans la fourmilière a mis en action quelques petites fourmis guerrieres..leurs piqûres acérées ont tentées de me mettre à terre à des fins de transport par leur compatriotes spécialisées..., cependant malgré leur agression en grosse partie de très bas niveau, le personnage visiblement dangereux que je suis est toujours debout, de simples petites cloques restent présentes, me grattent parfois, me rappelant que le désir de vérité et de contre-pouvoir n'est pas toujours sans danger....
Si le fait de dire « je ne suis pas d'accord » est suivi du port obligatoire de la muselière...je n'ai pas fini alors de grogner et de montrer les dents contre les « marchands du temple » avant que la muselière me soit imposée, ou que l'évaluation comportementale que je risque de subir me soit fatale....

Quelques perles après la réussite brillante aux QCM du premier cesccam :

 • Après 3 jours de « formation » et la réussite aux QCM : « c'est l'équivalent de la formation donnée aux vétérinaires ».....oups...si mes informations sont bonnes, le cursus de nos docteurs vétérinaires est de bac plus 7 avec un doctorat en prime, plus un c.e.s pour celles ou ceux qui sont comportementalistes... chers Docteurs, pourquoi tant d'années alors qu'en 3 jours c'est plié !!!!

• Après 3 jours de « formation » et la réussite aux QCM : « Nous pouvons recevoir des propriétaires et juger s'ils sont aptes ou non à détenir un chien »....oups.... la personne n'a pas tout compris ...sur quoi c'était déjà les QCM... ???

 • Après 3 jours de « formation » et la réussite aux QCM : « Vivement que les décrets d'application soient passés pour que nous puissions exercer »....oups...la personne n'a pas tout compris....un nouveau métier serait-il né « le sapiteur »...sur quoi c'était déjà les QCM... ???

 • Après 3 jours de « formation » et la réussite aux QCM : « nous avons réussi « l'examen » c'est donc que nous sommes capables de former des gens »...oups....reussir à un QCM c'est bien....la capacité..c'est autre chose...être formateur est un métier surtout quant il s'agit de former des adultes sous « contrainte » de la loi...

Quelques questions se posent :

 • Est-ce que les QCM validant cette « formation » sont sur la vie des fourmis et leur mode de reproduction... ou bien en rapport avec la loi et le chien ???

• Est-ce que les « formateurs (trices) » ont-ils des pré-requis ..eux... ?

• Si oui, pouvons nous savoir lesquels ?

• Est-ce que les stagiaires ont connaissance du fait que les vétérinaires évaluateurs ont comme conseil de référer, si le besoin s‘en fait sentir, à un confrère spécialiste du comportement, soit à un vétérinaire comportementaliste ? d'autant que les vétérinaires sont dans une obligation de moyens...quid du sapiteur ?

• Comment se fait-il que certaines interprétations de la loi, comme il y en a toujours pour toutes les lois, puissent être par contre, présentées par la suite comme FAISANT LOI par des « étudiants » qui ont été reçus aux QCM....information érronée, mal formulée, mal comprise ?

Tant de questions et si peu de réponses....si ce n'est l'intention non dissimulée de m'empecher de vous apporter un autre éclairage, une autre vision....

Françoise Martin

Par francoise
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Lundi 13 octobre 2008

Le CESCCAM :une nouvelle race de chien ? une nouvelle discipline de travail ? un nouveau jeu pour nos compagnons, et ben non...rien de tout cela le CESCAM c'est le certificat d'Etudes pour les Sapiteurs au comportement canin et accompagnement des maîtres...oups !!  çà « en jète hein... ». Articulez bien et dites devant une glace « j'ai le CESCAM » alors çà bluffe hein....et bien effectivement çà bluffe...il est bien là le problème....

Mais qu'est ce que le CESCCAM : formation de 3 jours, finalisée par un « QCM » pour le prix de 160 euros, organisée par un syndicat et une association. Les intervenants ne sont pas, à priori, connus avant les inscriptions (quid de leurs compétences ?)

Cette formation est sensée former des sapiteurs, mais qu'est ce qu'un sapiteur : un sapiteur c'est, en résumé, un «  sachant » c'est-à-dire un expert en la matière. Cette formation est ouverte à tout le monde, sans pré requis, ce qui laisse donc supposer qu'en 3 jours, elle donne la possibilité d'être des experts en comportement canin..... et en accompagnement des maîtres..quelque soit vos connaissances du départ...hum...!!!

Reprenons l'historique de la loi concernant « les chiens dangereux » puisqu'il s'agit de cela : la loi 2008-582 prévoit la formation des maîtres de chien de 1er et de 2eme catégorie, ainsi que des chiens désignés par le maire. Dans le cadre de l'évaluation comportementale faite obligatoirement par un vétérinaire,(article D211-3-1 du code rural) ce dernier pourra, éventuellement, faire appel à un « sapiteur » s'il estime avoir besoin d'un avis « de terrain » qui ne saurait de tout façon qu'être consultatif, car en aucun cas cet avis est obligatoire pour le vétérinaire dans le cadre de son évaluation.

Actuellement, la loi 2008-582 qui prévoit la formation des maîtres ne peut être appliquée car aucun décret d'application, ni arrêtés n'ont vu le jour.

  • A priori, c'est la DGER qui va gérer l'aspect formation des maîtres (direction générale de l'enseignement et de la recherche)
  • A priori, les personnes habilitées à dispenser des formations devront être agrées par la préfecture après avis du service des formations (srfd) de la DRAF (direction générale de l'agriculture et de la forêt).
  • Un arrêté définira les conditions de diplôme ou d'expérience qui permettront d'agréer les personnes.                                                                                              
  • Quid du CESCCAM réellement ?

Ce qu'il est nécessaire de savoir également :

  • Si le logo de l'Enseignement Agricole est présent sur certains programmes ce n'est pas parce que la "formation.." est reconnue au niveau national, c'est tout simplement parce que certaines "formations" vont être dispensées dans les locaux d'un lycée agricole....un petit peu limite..... 
  • Si certains professionnels ont réfléchis sur les «modules» présentés dans le cescam, c'est qu'au départ, l'éventualité d'une formation avait été présentée uniquement pour les professionnels de l'éducation et du comportement canin (professionnels avec un n° de siret).
  • Si certains professionnels ont réfléchis sur les «modules» présentés dans le cescam, c'était pour permettre aux éducateurs canin professionnels et aux éducateurs- comportementalistes d'acquérir d'autres compétences afin de pouvoir faire reconnaître leurs spécificités, et d'être si la demande des vétérinaires se faisait sentir, des professionnels sérieux et compétents sur le terrain.
  • En finalité, le projet a été totalement détourné de son objectif premier puisque, à priori, aucun pré requis n'est demandé, ce qui laisse supposer que n'importe qui peut devenir un soi-disant «sapiteur«, ce qui laisse rêveur quand nous nous remettons dans le contexte de la loi sur «les chiens dangereux»........
  • En finalité, le projet a été détourné de son objectif premier puisque les professionnels "déclarés" risquent de subir une nouvelle fois la concurence déloyale d'un travail "au noir", curieuse conception de la part d'un syndicat sensé promouvoir les activités des professionnels du chien....

Quid des véritables compétences des véritables professionnels ?

Quid de la reconnaissance des savoirs existants et du savoir-faire des professionnels de terrain?

Pensez-vous, sincèrement, que la profession vétérinaire va faire appel à des personnes dont l'intégralité des connaissances réside dans 3 jours de formation, et dont la pratique est inexistante ???

Alors que dans la « semaine vétérinaire » n° 1327 en date du 19/09/08, le docteur Claude Beata, vétérinaire comportementaliste, président de Zoopsy, et membre du bureau du GECAF disait, je cite » le métier d'éducateur à besoin de se structurer pour savoir qui travaille correctement ou non... » » il est possible de poser une plaque d'éducateur du jour au lendemain, et cela devient compliqué pour le public de s'y retrouver. Il y a donc nécessité de clarification de la qualification des professionnels. Le risque est aussi que des confrères fassent appel à des éducateurs potentiellement dangereux, sans pouvoir réellement s'appuyer sur leurs compétences »

Dans la même « semaine vétérinaire », le docteur Christian Diaz, président de l'association francophone des vétérinaires praticiens de l'expertise disait, je cite « je précise que si seuls les vétérinaires peuvent afficher le titre de vétérinaire-comportementalistes, n'importe qui peut se proclamer comportementaliste canin, il s'agit là d'une grande nébuleuse où le pire côtoie le meilleur."

Les « marchands du temple » seraient-ils de retour ?, surfant sur la vague médiatique, faisant miroiter un magnifique mirage entraînant dans son sillage une myriade de soi-disant « sapiteurs » plus légers de 160 euros.

Accessoirement: et les chiens dans tout çà....et les maîtres....

Françoise

 

 


Par francoise
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Vendredi 3 octobre 2008

Marchands d'angoisses, marchands de peur, marchands de haine, metteurs en scène sans scrupules, construisant et attisant semaines après semaines cette culture de la peur, phénomène récurant des sociétés dictaturales, les médias serviteurs d'une politique sécuritaire, ont désignés, après « la racaille des banlieux , la religion coranique, les immigrés clandestins, les plombiers polonais », le retour de la BETE SANGUINAIRE.....

Mais qu'elle est cette bête qui fait si peur...cette bête se promène en plus dans nos rues, au vu et au su de chaque personne....cette bête vous « oblige »  à changer de trottoir...mais dans quel film de science fiction sommes-nous ??? Ah non...je me trompe c'est la réalité.....Un nom !!! Un nom !! Un nom !!! Va-t-on nous dire enfin son nom ??? Va-t-on nous laisser dans le doute pendant combien de temps....allez on le dit, on le dit...cette BETE SANGUINAIRE, c'est ...c'est...............

Quelle horreur, quoi...cette bête dangereuse vit près de nous depuis des millénaires, sans que nous en ayons conscience, côtoyant de près les enfants, les personnes âgées, les handicapés et en plus, my god !!! on nous dit aussi qu' elle a des dents...et en plus qu'elle peut s'en servir....mais c'est du délire..

Mais nous vivons dans l'horreur absolue, mais que fait la police, mais que fait l'Etat, le peuple manipulé, maintenu dans une débilité consternante hurle à la protection, et : « roulement de tambour » : oyez, oyez bonnes gens , soyez rassurés, tournicotti, tournicotta, le bon Nicolas va nous arranger çà.....une loi par si, une loi par là, et la BETE « muselée » n'en reviendras pas....

Le peuple assoiffé et manipulé est satisfait, il range pour un temps ses fourches et ses piques, surveillant de près son voisin et la bête sanguinaire car en bon citoyen français, la délation faisant partie de sa culture primaire, il n'hésitera pas à montrer du doigt celui ou celle qui résistera....

Le bon Nicolas rigole sous cape, il accède au rôle de sauveur, le peuple se prosterne devant son icône ne percevant pas, par manque d'objectivité et de réflexion, que derrière le rôle de sauveur se profile celui de persécuteur......

Mais, au fait, quelle est finalement cette BETE SANGUINAIRE.....accrochez-vous..çà va être terrible..la BETE SANGUINAIRE, c'est..c'est.. LE CHIEN ..... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Et vous savez quoi ???? 16 enfants par an meurent, en France, par le jeux du foulard et cela depuis des années......166 femmes par an meurent, en France, sous les coups de leur compagnon masculin.... la BETE SANGUINAIRE n'est peut-être pas celle que l'on veut vous faire croire...????

(Le commentaire de "toobib" est pertinent comme d'habitude, il nous rappelle qu'un peu plus de 30 personnes sont mortes depuis 20 ans mettant en cause le chien....)

Par francoise
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Jeudi 11 septembre 2008

NOTES SUR LA CONFERENCE DE RAY COPPINGER (2005)

Ecole Veterinaire  Maisons-Alfort

(à partir de la traduction simultanée) Rapporteur : Françoise Martin, Catherine Aye


Le professeur COPPINGER est l'un des spécialistes mondiaux de l'écologie comportementale des chiens. L'écologie comportementale, nouvelle appellation de l'éthologie, étudie, dans une espèce animale donnée, les différences entre les individus (diversité intraspécifique).

Son programme de recherche couvre des domaines aussi divers que la reconnaissance individuelle, l'orientation dans l'espace, la communication au sein du groupe et, d'une manière plus générale, les processus évolutifs ayant déterminé le comportement et la vie cognitive du chien.

Le Professeur Ray COPPINGER a passé sa vie professionnelle et privée à étudier le comportement des chiens, depuis leurs origines jusqu'à leurs relations avec les hommes. Il a parcouru le globe en étudiant aussi bien les meutes de chiens sauvages de l'île de Pemba que les chiens de traîneaux de l'Arctique. Il est reconnu comme le père de la nouvelle théorie de l'évolution des loups aux chiens. Ses travaux concernent également les effets de la domestication sur la morphologie, la physiologie et le comportement des chiens. Il a en outre étudié les chiens gardiens de troupeaux et les chiens de berger.

1.     Origine du chien :

La plupart des écrits concernant l'origine du chien nous ramènent aux loups. Mais ce ne sont que des hypothèses, aucune donnée scientifique ne l'a prouvé véritablement. Pour beaucoup, le chien serait même un loup domestiqué.

Le professeur Ray Coppinger présente une autre hypothèse, le chien serait une espèce voisine ayant vu le jour suite aux différents croisements entre les loups, les coyotes, les chacals et le loup rouge. Le chien serait donc issu d'une hybridation. Pour lui, d'ailleurs peut importe l'origine exacte du chien le principe n'étant pas de savoir si le chien descend du loup mais de comprendre que le chien est issu d'un réseau phylogénétique avec donc un échange de gênes multiples et ce, sur plusieurs milliers d'années. Il constate: "personne n'a jamais réussi au cirque à présenter de numéro avec un loup dressé". On doit donc se demander ce que pouvait bien avoir de si particulier, voilà environ 15 000 ans, le loup d'Asie Orientale, pour " accoucher " du chien, compagnon sans lequel l'histoire de l'homme aurait certainement été bien différente ».Ce qu'il a pu constater au fil de ses recherches, ce sont les différences importantes qui existent entre le loup et le chien.

  • Le loup n'aboie pas, la différence précise avec l'aboiement du chien, c'est la fréquence du signal vocal d'alerte. Le loup émet un signal et s'en va, le chien aboie plusieurs fois pour faire partir. Les deux signaux font partie du modèle moteur d'évitement du risque (voir le paragraphe sur la génétique du comportement).
  • Le loup a une taille de tête beaucoup plus grande que le chien à poids égal. Si le chien descendait du loup, selon les lois de l'évolution élaborées par Darwin qui montrent que la vie va du moins complexe au plus complexe, il serait bien plus complexe avec un cerveau plus grand.
  • Le loup a des molaires beaucoup plus grosses que le chien à poids égal.
  • le loup a une peau moins épaisse que le chien, (les esquimaux se sont aperçus que leur pantalon en peau de loup tiennent environ une saison, ceux en peau de chiens environ 6 ans!!).
  • Le loup se reproduit en fonction des saisons, de l'été jusqu'en automne les loups mâles sont en période de repos, ils présentent alors une diminution de la grosseur des testicules, ils sont incapables de saillir même si on leur présentait une louve ou une chienne en chaleur.
  • Le loup présente une période de socialisation possible jusqu'à 19 jours après la naissance. Les dresseurs qui utilisent des loups enlèvent d'ailleurs les louveteaux à la mère pour pouvoir les imprégner sur eux en alimentant le bébé au biberon. Au delà de ces 19 jours, le loup ne deviendra jamais éducable. (chien 16 semaines).
  • Le loup est beaucoup moins rapide que le chien sur une longue distance
  • La louve doit avoir atteint un certain poids corporel pour pouvoir tomber en chaleur et avoir la capacité de reproduire.
  • Le loup ne mange pas en présence de l'être humain, (si vous jetez de la nourriture, il prend et s'en va plus loin, voir se cacher pour pouvoir la manger). Les chiens de village ou les groupes sociaux de chiens mangent dans les décharges à proximité des l'être humain sans aucun problème.
  • Le loup a un comportement social de meute, le chien vit en groupe social. Les premiers ont un comportement de meute afin de coopérer durant la chasse pour tuer des grandes proies. Après la chasse, ils retournent à leur repaire afin de régurgiter la nourriture pour une seule portée de bébés. Habituellement, il n'est pas possible qu'un loup seul (ou deux loups) puisse tuer des grandes proies ou élever seul une portée de bébés. Ainsi, la meute, souvent composée de membres d'une même famille, travaille ensemble dans l'optique d'une stratégie de survie. Pour les chiens, les autres chiens ne sont d'aucune aide lorsqu'il s'agit de se nourrir ou de nourrir les bébés.
  • Le loup mâle est capable de régurgiter pour nourrir les petits, les chiens mâles ne s'occupent pas des chiots.
  • Mais pour R.Coppinger, la différence la plus importante serait chez le loup l'apparition de comportements spécifiques à l'espèce (comportements émergents) pendant la période juvénile, qui est en fait le moment de transition entre l'évolution du jeune vers l'adulte (entre 4 et 12 mois), ils commencent à mettre en place le modèle moteur de recherche de nourriture, en même temps que les comportements de meute. Ces comportements émergents n'existent pas ou très peu chez le chien du fait qu'il n'y a pas chez ce dernier le modèle moteur de recherche de nourriture, il n'existe plus ou très peu du fait que l'être humain lui donne à manger, la mère n'ayant plus besoin de chasser, ni de régurgiter il n'y a donc plus l'apprentissage des codes de vie en meute.

2.     Domestication :

Beaucoup de chercheurs et de scientifique pensent que l'homme serait allé chercher  ou rencontrer des loups moins craintifs pour pouvoir les domestiquer, les apprivoiser, les élever et les faire devenir à long terme les chiens que l'on connaît. Pour lui il est impossible qu'il y ait eu adoption du loup par l'homme, par contre il pense qu'il y a eut adoption de l'homme par le loup-chien.

En effet le professeur Coppinger pense que cette adoption s'est passée lorsque les hommes du Mésolothique ont imaginés de vivre en village. Ils construisent des maisons permanentes et deviennent sédentaires.

Avec la sédentarisation, les déchets, les décharges sont apparues, et des loup-chien attirés par de la nourriture facile se sont installés dans cet environnement. Plus besoin chercher la nourriture, plus besoin de chasser, le garde manger était là en permanence sans effort.

Ils sont devenus alors ce que Mr Coppinger appelle des chiens de village. Le chien de village n'est pas un animal de meute au même sens que l'est un loup. Bien que les chiens aient chacun leur territoire et habitent un espace solitaire ils ne sont pas asociaux. Ils se sont adaptés pour se nourrir dans les villages (petites dents, petite tête et petit cerveau) et le comportement qu'ils ont pour se nourrir est spécifique à leur environnement). Cela signifie qu'ils attendent seuls la nourriture, et non pas de façon coopérative. Et ils sont "conscients" que les humains sont la source de leur nourriture. Ainsi, ils se focalisent sur l'activité humaine, plutôt que d'éviter l'activité humaine.

Certains chiens moins craintifs vont s'approcher de plus en plus près des hommes et vont cohabiter avec lui en les accompagnant dans certaines activités par exemple en suivant le berger qui part garder son troupeau. Quelquefois les enfants vont rencontrer de très jeunes chiots et rentrer en communication avec, en jouant et en s'amusant.

R. Coppinger a rencontré un jeune garçon Masaï dans un des villages d'Afrique du sud qui partait pour faire paître un troupeau. Un chien le suivait.

R. Coppinger lui demande «  c'est ton chien »

le garçon dit » non c'est un chien du village »

Coppinger : «  il a un nom ? »

Le garçon : « non pour quoi faire ? »

Coppinger « tu lui donnes à manger ? »

Le garçon se met à sourire voire à rire et regarde Coppinger comme s'il venait d'une autre planète et lui dit «  donner à manger à un chien ? Mais le chien se nourrit tout seul »

Coppinger « mais que fait-il avec toi ? »

Le garçon » il m'accompagne depuis qu'il est tout petit »

Coppinger lui demande pourquoi et le garçon lui répond « je n'en sais rien ».

R.Coppinger a voyagé dans le monde entier pour rencontrer les chiens. Pour lui, il est très rare de rencontrer des chiens sans la présence de l'homme, il existe donc une symbiose entre le chien et l'homme, et le chien a une relation obligatoire avec l'être humain. Pour lui, si les chiens disparaissaient, l'homme n'aurait pas de problème, par contre l'inverse ne serait certainement pas vrai pour le chien.

3.      Evolution, sélection, génétique du comportement et caractéristiques de race

  •   Evolution:

Pour R. Coppinger, nous n'avons pas de données vraiment fiables sur la présence de la cohabitation du chien et de l'homme, peut-être sept à huit mille ans avant JC, ou bien quatorze mille ans avant JC mais cela n'a pas beaucoup d'importance pour lui.

L'évolution se serait faite par sauts et non pas graduellement, et un des effets fondateurs de cette évolution serait la maladie. La plupart des populations animales sont à un certain moment de leur existence ravagée par des épidémies diverses. Quelques individus survivent pour diverses raisons, plus résistants, organismes en meilleur état, etc. De ces survivants va naître une nouvelle population possédant des gènes de l'ancienne population et en plus de leurs gènes de nouvelles caractéristiques particulières qui leur permettent de s'adapter au nouvel environnement, et ainsi de suite et cela partout dans le monde. C'est l'adaptation à l'environnement qui permet l'évolution.


  • Sélection:

Pour R.Coppinger, il existerait trois types de sélection intervenant dans la domestication, qu'il illustre de cette façon :


*la sélection naturelle : un individu plus sociable, moins craintif a adopté l'être humain, il mène sa vie à côté de lui et se reproduit dans l'environnement où il vit. Par exemple ce sont les chiens de village qui vivent à proximité des décharges.


*la sélection artificielle : d'un de ces individus plus sociables naît un petit que l'être humain récupère, sans vraiment le choisir dans la portée, qu'il socialise et forme à une activité particulière.


*la sélection génétique : pour obtenir un animal apprivoisé, l'être humain a pris des animaux sauvages, les a placés en captivité. Par ex les renards du généticien russe Dimitri Belyaev. Belyaev a fait reproduire des renards en captivité, quelques génération après, il a vu apparaître des renards avec des oreilles tombantes, des couleur de robe différentes et un début d'aboiement qui sont des caractéristiques de chiens. Il a pu également mettre en avant que ceux qui avaient une robe avec plusieurs couleurs seraient moins craintifs. Leur docilité serait due à un taux d'adrénaline plus bas, il y aurait donc corrélation en couleur de robe et glande surrénale (à prendre avec réserve).

Dans cette sélection génétique, deux types de sélections existent :

*la sélection postzygotique : c'est à dire que qu'un groupe de chiens possède 1 ou 2 caractéristiques particulières. En se reproduisant entre eux, ils font ressortir ces caractéristiques qui conviennent à l'homme. Celui-ci va chercher à les conserver.

*la sélection prézygotique : l'être humain aimant ces caractéristiques ne fait reproduire que certains animaux en espérant garder ces caractéristiques spécifiques. Cette sélection est donc le fruit de l'hybridation, au sens de croisement, et non pas le fruit d'une sélection naturelle. Il y a eu intervention de l'homme dans le choix des reproducteurs.


  • Génétique du comportement, caractéristiques et naissance des races:

La réflexion de R.Coppinger l'amène à dire qu'il n'y a pas un éthogramme de chien mais plusieurs éthogrammes. Cette hypothèse totalement nouvelle bouleverse les  certitudes actuelles, puisque pour beaucoup de scientifiques un chien est un chien quelque soit la race.

L'éthogramme est l'ensemble des modèles moteurs relatifs à l'animal. On entend par modèle moteur une suite de séquences de comportements spécifiques qui s'intègrent dans le développement de l'animal, et qui s'inscrivent comme des règles. Ces modèles moteurs sont des instincts réflexes, des sortes de programmes inscrits dans le cerveau. Ils ont donc une prédisposition génétique mais ne pourront s'exprimer que si l'environnement est propice.

Par ex : le border qui possède le modèle moteur : je fixe, je me mets à l'affût, je chasse, je saisis». Ces modèles moteurs sont des comportements programmés et l'animal ne se rend pas compte de ce qu'il fait. Si le Border vit dans la bergerie, avec les moutons, il ne peut pas développer son modèle moteur. Il doit être socialisé au troupeau mais ne peut y vivre, sinon il va s'attacher aux moutons et ne pourra pas mettre en place le programme à la base de la conduite de troupeau.

Il existe quatre grands modèles moteurs :

*la recherche de nourriture ;

*l'évitement du risque ;

*la reproduction ;

*le comportement parental.

Pour établir des éthogrammes par race, il faut mesurer les modèles moteurs, ces mesures sont faites sur :

*la forme : ensemble de règles qui correspondent à un environnement particulier ;

*la fréquence : de rare à très fréquent ;

*la séquence d'expression (chasse, attaque etc.).

L'agressivité pour R.Coppinger n'est pas un modèle moteur spécifique, c'est un comportement qui s'inscrit dans l'une ou l'autre des catégories. Ces comportements d'agression sont là soit pour protéger quelque chose, soit au niveau de la reproduction, soit au niveau de la nourriture, soit pour se protéger soi-même et dans ce cas précis, c'est donc l'évitement du risque.

Si nous prenons le loup, le modèle moteur de recherche de nourriture est différent suivant les âges. Les jeunes observent l'adulte qui ramène la proie, pousse la proie de la tête, monte sur la proie puis mendie aux adultes. Les adultes se mettent en place, se mettent à l'affût, courent, attaquent et tuent.

Si nous prenons le border nous avons l'apparition à l'âge de 10 semaines du modèle moteur « je fixe, je me mets à l'affût etc. » qui est comportement homologue à celui du coyote dans recherche de nourriture, mais le seuil d'arrêt est différent pour le coyote qui lui va jusqu'à tuer. Mais ce modèle moteur n'apparaît pas par exemple chez le berger d'Anatolie.

Concernant le modèle moteur de la reproduction il apparaît à 6 mois chez le border, vers 17 mois pour le berger d'Anatolie.

Chez un berger allemand, le modèle moteur de l'évitement du risque apparaît à l'âge de 5 semaines, alors que chez le labrador ce modèle n'apparaît qu'à 8 semaines.

Par ailleurs, en ce qui concerne le modèle moteur d'évitement du risque, le hurlement ou aboiement est une partie séquentielle de ce modèle moteur. Mais il varie suivant l'espèce et la race. Il faut étudier cet aboiement ou hurlement pour pouvoir connaître les différences et leurs significations. Pour mesurer le hurlement il faut avoir un appareil qui enregistre les données style oscilloscope. Puis on différencie plusieurs critères.

Tout d'abord on mesure la fréquence du hurlement au sein de laquelle on peut isoler deux modalités différentes : le ton grave et le ton aigu. Le ton est grave, constant, il est synonyme d'apaisement, d'amicalité, il va inciter le receveur de cet aboiement à réduire la distance qui le sépare de l'individu qui l'émet. Si le son est plus aigu, haché et rapide il est synonyme d'agressivité, le receveur va alors s'éloigner de l'émetteur.

Sont ensuite étudiés le rythme et l'amplitude (les décibels) de l'aboiement.

R.Coppinger met en évidence grâce à ces mesures les différences d'aboiement entre, par exemple, un beagle, un berger allemand et un chien de protection. L'aboiement est donc spécifique à la race.

Il a pris également connaissance d'un comportement de combinaison dans l'aboiement qui est une association de graves et d'aigus qui n'a pas beaucoup de signification. Par ex. le chien qui est attaché et qui va aboyer avec une modulation de graves et d'aigus, le receveur n'a pas d'indication précise et peut s'attendre à tout, on serait en présence alors d'un aboiement émotionnel.

Le cri d'alarme des chiots apparaît à la naissance et s'arrête à 2 mois. Par contre la mère n'y répond qu'à partir du moment où le dernier chiot est né. Et d'autre part elle n'y répond que jusqu'à 13 jours. Ensuite il semblerait qu'elle ne soit pas consciente du péril du chiot. Mais ceci varie selon les races et les individus. Les terriers ne répondent à ce cri de détresse seulement jusqu'à 9 jours. Après 2 mois ce cri se transforme et commence à se moduler pour devenir le cri d'alarme du jeune puis de l'adulte.

Pour R.Coppinger, les caractéristiques des races viennent exclusivement du déplacement des chiens de village grâce aux grandes transhumances. Certaines de ces grandes transhumances se faisaient sur des milliers de kilomètres. Les chiens de village se rencontraient, se reproduisaient etc. Les gènes se sont alors répartis au fil des rencontres, et au fil des traversées de pays. Puis suivant les caractéristiques des chiens, les être humains ont souhaités garder certains modèles moteur et les ont sélectionnés pour des activités spécifiques.

Mais pour R.Coppinger, il peut y avoir des variations entre les animaux en fonction de leur environnement, c'est à dire que la variation génétique interagit avec la variation des milieux de vie.

Ses recherches sur les chiens de protection de troupeau  ont fait apparaître un taux de dopamine (molécule) relativement bas, par rapport aux chiens de conduite de troupeau. Plus la dopamine est élevée, plus le chien est excitable. Visiblement une alimentation pauvre en fer entraînerait une faible production de dopamine. Les bergers d'Anatolie en Turquie sont nourris pratiquement exclusivement avec des produits laitiers, pauvres en fer. Leurs analyses montrent un très faible taux de dopamine.


4.     Intelligence et émotions


A)
Dans la définition de l'intelligence, certains experts pensent qu'il y a 3 types d'intelligence:

a) la capacité conceptuelle (ou boite à outils mentale) ;

b) la théorie de l'esprit (ou le chien a-t-il un esprit ?) ;

c) la théorie de l'intentionnalité du système (Dennett 1983).


  • a) dans la capacité conceptuelle on a différents éléments.


*La connaissance de l'objet : par exemple, l'être humain fixe une bouteille, cette bouteille avance toute seule, l'être humain va se mettre en interrogation car il a connaissance de l'objet et des capacités de l'objet, une bouteille ne peut pas avancer toute seule.

Pour le chien, si on fait semblant de jeter une balle, il va partir dans le bon sens, il a donc une partie de la connaissance de la balle. Mais si la balle a un comportement inhabituel cela ne lui posera pas de problème.

*Image et permanence de l'objet :on installe 3 pots, on montre au chien la balle et on va cacher la balle dans un pot, puis on reprend la balle et on la met dans un deuxième pot puis on la ressort et la remet dans un troisième pot et on demande au chien d'aller cherche la balle. Il ira chercher la balle car il a l'image de la balle, il ne l'a trouvera pas directement car il n'a pas la permanence totale de l'objet, il ne peut pas se représenter l'image de la balle dans le bon pot. La représentation mentale de l'image se passe dans une partie du cerveau qui s'appelle le néocortex, or cet endroit du cerveau chez le chien ne fonctionne pratiquement pas.

Par contre si on lui montre le pot, il ira vers le pot, il est capable de faire un lien imaginaire sur la direction que nous lui indiquons jusqu'à la balle.

*La cardinalité, c'est à dire savoir compter : pour R.Coppinger, le chien n'a pas les outils mentaux pour compter, aucune étude sérieuse n'a pu, chez le chien, mettre cette capacité en avant.

*la capacité de faire une carte spatiale : du fait du nombre important de chiens qui se perdent tous les jours, R.Coppinger estime que le chien ne peut pas faire une représentation mentale dans l'espace. Aucune donnée sérieuse n'existe actuellement sur le sujet. Cela ne l'empêche pas de se retrouver par le flair mais il n'a pas de vue d'ensemble de son trajet.

*la notion et connaissance du temps : la définition du temps pour les philosophes et les physiciens, c'est se souvenir de l'avant et de l'après d'un événement. Pour R.Coppinger il doit y avoir un lien entre cette définition et la conscience, pour lui la conscience est la capacité à se souvenir de ce que l'on a fait. Ainsi le chien n'a pas de futur, il ne se projette pas dans l'avenir, il ne sait pas ce qu'il s'est passé la veille. Il ne peut donc pas avoir connaissance du temps. Sinon il aurait besoin de posséder la capacité de langage ni de capacité syntaxique.


  • b) La théorie de l'esprit: c'est la capacité à pouvoir faire des hypothèses sur ce que se représentent les autres, prédire leur comportement, leurs intentions, imaginer qu'ils ont telles ou telles préoccupations, croyances etc. On peut résumer en disant qu'avoir une théorie de l'esprit c'est pouvoir se représenter ce que se représentent les autres. Quand vous déprimez, est ce que le chien peut se représenter le fait que vous soyez triste, et le pourquoi de votre déprime? non.

Est-ce que le chien a une conscience de lui même ? Si on fait le test du miroir le chien ne se reconnaît pas, il n'a donc pas conscience de lui-même.


  • C) L'intentionnalité du système

Prenons un exemple : Spot le chien monte sur la terrasse et aboie.

*Est-ce que Spot monte sur la terrasse parce qu'il veut aboyer ?

*Est-ce que Spot monte sur la terrasse parce qu'il veut que ses propriétaires comprennent qu'il y a quelqu'un ?(notion de référence, il fait référence à ses propriétaires).

*est-ce que Spot monte sur la terrasse parce qu'il veut que ses propriétaires comprennent que lui-même (Spot) peut comprendre qu'il y avait quelqu'un ?

Mais est-ce que le chien sait ce qu'il est entrain de faire quand il aboie, ou est ce que l'aboiement n'est qu'un apprentissage involontaire ? R.Coppinger pense que le chien n'a pas d'intentionnalité.

En conclusion, R.Coppinger est d'avis que le chien n'est pas très intelligent voire pas du tout !! Cela ne lui enlève pas ses aptitudes et l'intérêt que lui porte l'homme.

B) Les émotions : le chien est-il capable d'émotions ?

Pour les éthologues, les émotions préparent tout l'organisme à l'action pour le plaisir et pour éviter les mauvaises choses. (Hanser 200). De ce fait, pour R.Coppinger la crainte par exemple n'est pas un modèle moteur mais c'est une émotion, un moyen d'équilibre pour trouver une solution, attaquer ou fuir, mais quelque soit la solution, elle fera plaisir à l'individu.

L'anxiété est une réponse chimique à une situation qui est génératrice de stress, et lors de la disparition de la réaction chimique on a alors l'apaisement.

Quand nous voyons deux chiens gueules ouvertes, crocs contre crocs, nous prenons cela toujours pour de la colère, mais cela n'est pas toujours le cas, quelquefois ils ne font rien de plus. Et s'ils prenaient plaisir à cette action ?

Pour les béhavioristes, un stimulus environnemental entraîne un modèle moteur approprié qui entraîne un résultat fonctionnel. Par ex : « Souris Þ saut Þ manger la souris. ». Il n'y a pas d'émotion à l'origine d'un comportement.

Mais on s'est aperçu que certains animaux faisaient des actions sans résultat fonctionnel, gratuitement, c'est à dire sans récompense, visiblement pour le plaisir.

Pour l'écologie comportementale, la motivation interne (crainte, anxiété, excitation, cherche etc.) entraîne le modèle moteur approprié qui entraîne la récompense interne qui est le plaisir.

Par exemple : le chien prend une posture dite de dominant, il prend du plaisir à adopter cette posture. Celui qui se soumet a de l'anxiété, il met en place son modèle moteur dit de soumission, qui fait diminuer son anxiété, ce qui lui apporte du plaisir.

Autre exemple si l'on prend le modèle moteur du Border collie :

« Je fixe, je me mets à l'affût, je chasse, je mords, etc. ». « je fixe » me procure un certain plaisir. Quand le seuil du plaisir est atteint, « je passe à l'affût », ce qui me procure encore du plaisir, puis, le seuil du plaisir atteint, « je passe à la chasse » etc.

En conclusion, le chien pour les éthologues est capable d'émotions.

Mr Coppinger n'a pas pu finir sa conférence par manque de temps.



 

Par francoise
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